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Erich Auerbach
Rédacteur : Alain Sager
Résumé
Au chapitre XVI de Mimésis. La représentation de la réalité dans la littérature occidentale,
Erich Auerbach se livre à une violente critique de la légèreté et de la superficialité de l’œuvre
voltairienne, aggravées par le recours à des procédés de propagande et à des artifices
rhétoriques. Si pour l’historien Carlo Ginzburg une telle lecture relève de l’ambivalence des
Lumières, l’auteur incarne pour Antoine Lilti une critique libérale-conservatrice de Voltaire.
Présentation
L’auteur : Erich Auerbach
Erich Auerbach (1892-1957) est un spécialiste d’histoire littéraire et de philologie des langues
romanes, à l’instar de ses collègues Leo Spitzer (1887-1960) et Ernst Robert Curtius (1886-
1956). D’origine allemande, Auerbach voue une particulière prédilection pour la culture
italienne (Dante et Gianbattista Vico en tout premier lieu). Professeur à l’université de
Marburg, il s’exile en 1935 sous la pression des persécutions nazies. Il intègre la toute jeune
université laïque d’Istanbul, avant d’émigrer aux États-Unis, où il devient professeur à
l’Université Yale, de 1950 à sa mort. Familier du futur pape Jean XXIII lors de son exil turc,
les préoccupations d’Erich Auerbach se sont également tournées vers les problèmes de
théologie catholique. L’ouvrage auquel son nom est régulièrement associé s’intitule Mimésis.
La représentation de la réalité dans la littérature occidentale. Rédigé entre mai 1942 et avril
1945 pendant son exil à Istanbul, il porte la marque de ce contexte historique. Mimésis paraît
en 1946. Comportant certaines lacunes à travers le temps, le livre suit le parcours des œuvres
littéraires d’Occident, d’Homère à Virginia Woolf. Erich Auerbach met en valeur ce qu’il
considère comme des ruptures dans les conceptions littéraires successives du réalisme
européen, à l’opposé de son collègue Curtius, qui insiste sur leur unité et leur continuité (l’un
des thèmes majeurs d’une vive controverse entre les deux auteurs).
Mimésis, le projet et la méthode
Dans la Postface de l’ouvrage, Erich Auerbach présente l’objet de sa recherche et la méthode
qu’il a suivie. Il s’agit d’évaluer « l’interprétation du réel à travers la représentation (ou
« imitation » littéraire) »
1
. Mimésis : le terme est emprunté au Xe
Livre de la République où
Platon situe la notion au rang le plus éloigné de la vérité (602c). L’auteur voit dans le réalisme
moderne incarné par Stendhal et Balzac une « émancipation radicale » par rapport à la
« théorie antique des niveaux stylistiques de la représentation littéraire ». Désormais, la vie
quotidienne des individus a droit de cité dans la haute littérature, alors qu’elle était jusqu’ici
confinée « dans le cadre d’un style bas ou intermédiaire », de l’ordre du divertissement
grotesque. Cette révolution située au début du XIXe
siècle a connu des antécédents. Avant les
barrières rigides élevées entre les genres littéraires à la fin du XVIe
et au XVIIe
siècle, les
auteurs du Moyen Âge et de la Renaissance avaient déjà représenté sérieusement « les
circonstances les plus quotidiennes de la réalité ».
On peut remonter à « l’histoire du Christ avec son mélange radical de réalité quotidienne et de
tragique sublime, qui battit en brèche la règle classique des styles » (p. 550). Mais la
conception chrétienne de la représentation de la réalité diffère du réalisme moderne initié au
début du XIXe
siècle. Ayant examiné dans un précédent essai l’histoire sémantique du mot
1Auerbach, Mimésis, p. 549. Nous signalerons désormais les numéros de pages entre parenthèses.
1
figura, Erich Auerbach en a tiré ce qu’il appelle la dimension figurative de l’approche
chrétienne. Chaque événement représenté ne vaut pas seulement pour lui-même, mais est
inséré dans un ensemble « formant une unité au sein du plan divin ». Ce cadre étant fixé, il ne
s’agit plus pour l’auteur de traiter « du réalisme en général, mais du degré et de la nature du
sérieux, de la problématique et du tragique qui s’exprimaient dans le traitement de sujets
réalistes » (p. 551).
Comme le précise Erich Auerbach dans le chapitre XX de son livre, « la méthode qui consiste
à me laisser guider par un petit nombre de thèmes qui se sont présentés peu à peu à mon esprit
et sans intention de ma part, et à les confronter à une série de textes qui me sont devenus
familiers et vivants dans le cours de mon activité de philologue, cette méthode me paraît
profitable et féconde » (p. 543). Une précision importante apportée dans la Postface permet de
compléter cette approche. La grande majorité des textes examinés « ont d’ailleurs été choisis
au hasard, bien plus au gré d’une rencontre fortuite ou d’une préférence personnelle qu’en vue
d’un dessein précis » (p. 552).
Sans compter que le hasard lui-même obéit à des lois, on constatera que les « préférences
personnelles » n’excluent pas chez l’auteur l’accomplissement d’un « dessein précis », par
exemple dans le premier des chapitres consacré au XVIIIe
siècle.
Le chapitre XVI de Mimésis, une critique des procédés de « propagande » voltairienne
Le chapitre XVI de Mimésis est consacré à la littérature française du XVIIIe
siècle. Elle
représente un stade intermédiaire entre le « réalisme chrétien » et le « réalisme moderne »,
tout en dépassant les canons classiques. Le niveau stylistique des écrits réalistes « au service
de la propagande des Lumières » dépasse la « superficialité assez frivole » de l’abbé Prévost,
auteur de Manon Lescaut.
Le maître du genre est Voltaire. Erich Auerbach prend pour exemple la fin de la sixième des
Lettres philosophiques : « Entrez dans la Bourse de Londres… », où tous les croyants se
retrouvent unis dans l’exercice de leurs affaires financières, avant de retourner à leurs diverses
pratiques quotidiennes, dévotion comprise2
. D’emblée, le commentaire de l’auteur est marqué
de notations péjoratives. Voltaire a l’intention d’« insinuer certaines idées », sous leur forme
« la plus brutale et la plus sèche » (p. 401). Où se situe le vice fondamental ? Voltaire ose
« un surprenant parallèle entre la religion et le commerce, dans lequel ce dernier est placé plus
haut que la religion, du point de vue pratique et moral à la fois ». Cette « impertinence »
présente la religion comme « ridicule ». Est ainsi mise en œuvre « une technique dont les
sophistes et les propagandistes de tous les temps ont usé avec succès et dans laquelle Voltaire
est passé maître » (p. 402). La croyance de chaque groupe religieux est ramenée à un trait
extérieur de cérémonial qui, pris à part, le présente comme absurde et comique. Erich
Auerbach l’assimile à « la technique du projecteur » consistant à isoler un élément de
l’ensemble qui l’englobe et qui seul lui donnerait son sens. Évoquant le contexte des années
1930-1940, dont il subit les dures atteintes, l’auteur le rapproche du procédé voltairien de rejet
des pratiques religieuses : « lorsqu’une forme d’existence ou un groupe humain a fait son
temps, ou simplement lorsqu’ils sont tombés en défaveur ou qu’on ne les tolère plus, toutes
les injustices que la propagande perpètre à leur endroit sont vaguement ressenties comme
telles, mais néanmoins saluées avec une joie sadique » (p. 403). Résumons : d’après Erich
Auerbach, l’importance secondaire accordée par Voltaire aux croyances religieuses bafouées,
au profit des intérêts communs du commerce, conduirait tout droit à la Nuit de cristal. « Avec
une agilité de bonneteur », Voltaire a parodié les confessions religieuses, en concluant sur ce
trait final : et tous sont contents3
. L’auteur ironise : « Vive la tolérance ! Elle laisse chacun à
2
Voltaire, OCV, 6B, p. 50-51.
3
Voltaire, OCV, 6B, p. 51.
2
son affaire et à son plaisir ». Peu importe que celui-ci soit de s’adonner à la boisson ou de « se
livrer à quelque forme absurde de dévotion » (p. 404).
La démonstration vaut pour l’un des Contes de Guillaume Vadé, « Ce qui plaît aux dames »,
qui narre en vers la rencontre entre Sire Robert et Marton : « comme il était assez près de
Lutèce… »
4
. Pour Auerbach, « ce qui est proprement voltairien, c’est la rapidité d’un tempo,
qui ne perd jamais sa vertu esthétique, en dépit de l’effronterie de cet auteur, voire de son
absence de scrupules, en dépit aussi de sa technique des agressions sophistiques ». Avec une
grâce parfaite, « une formule simple et antithétique (plaisir-profit) » (p. 406) permet à Voltaire
de réduire le rapport amoureux à un « rationalisme matérialiste ». Entre Robert et Marton, la
jouissance immédiate et « le côté commercial de l’affaire » éliminent d’emblée ce qui pourrait
toucher « à l’âme » (p. 405).
Encore une fois, utiliser la simplification des questions comme « méthode de propagande »
caractérise le procédé à l’œuvre dans Candide. Un problème complexe est ramené « à une
antithèse présentée à la faveur d’une narration amusante et rapide, où le blanc et le noir, la
théorie et la pratique, etc., s’opposent clairement et simplement » (p. 406). Dans le conte,
Voltaire évite de rendre justice « à la pensée de Leibniz et à son idée métaphysique de
l’harmonie universelle ». L’œuvre ne fait nullement référence au monde réel, ou plus
exactement « la prétendue réalité concrète » servant de référence « a été artificiellement
conformée à une intention polémique ». Voltaire « falsifie la réalité en ce sens qu’il simplifie
exagérément les causes des événements ». Comme les confessions religieuses moquées dans
la sixième des Lettres philosophiques, les guerres, les persécutions, les convictions mêmes
« ne sont qu’absurdités, stupidités, hasards » (p. 407). Pangloss envisage-t-il l’origine de la
syphilis ?
5
Seule une « causalité matérielle » – le simple enchaînement des rapports érotiques
– est mise en avant, au détriment de « l’élément moral », à savoir la responsabilité des
individus en cause du point de vue de leur développement intérieur (p. 408).
D’où provient chez Voltaire un tel rétrécissement de la vision ? « La saine raison, la raison
pratique et éclairée qui commence à se constituer en son temps et sous son influence, devient
l’unique critère du jugement ». Plus profondément, le niveau stylistique et l’attitude mentale
des écrits philosophiques du XVIIIe
siècle français trahissent « un abaissement de la position
de l’homme » (p. 405). Aux yeux d’Erich Auerbach, cette tendance se manifeste dans l’autodérision dont Voltaire fait preuve dans sa lettre du 19 juin 1770 à madame Necker (D 16431).
Évoquant le passage de Pigalle à Ferney pour sculpter le buste du Patriarche, Voltaire rapporte
une plaisanterie attribuée aux gens de son village. « Tiens, tiens, disaient-ils, on va le
disséquer, cela sera drôle ». Pour Erich Auerbach, un tel badinage illustre « un genre littéraire
très particulier, le billet philosophique de l’ère rococo ». Par ce biais, se justifie finalement un
rapprochement entre l’abbé Prévost et Voltaire qui incarnent « tous les traits de ce niveau
stylistique intermédiaire, singulièrement charmant et singulièrement superficiel, où, à partir
du début du XVIIIe
siècle, le réalisme et le sérieux commencent à se rapprocher de nouveau
après avoir été si rigoureusement séparés au temps de Louis XIV » (p. 411). Dépassant
Voltaire et son siècle, il appartiendra à Stendhal de fonder « le réalisme sérieux des temps
modernes » (chap. XVIII, p. 459), même si l’esprit d’Henry Brulard « ne possède plus
l’assurance que connaissait l’époque de Voltaire » (p. 462).
Commentaire
Tout en relevant les clichés récurrents sur la superficialité et la légèreté de l’œuvre
voltairienne, on peut s’étonner des procédés employés par Auerbach. Il reproche à Voltaire
son « matérialisme » et l’absence chez lui de toute spiritualité. N’a-t-il jamais pris
4
Voltaire, OCV, 57B, p. 44-45.
5
Voltaire, OCV, 48, p. 130-131.
3
connaissance d’une certaine « Prière à Dieu » insérée dans le Traité sur la tolérance à
l’occasion de la mort de Jean Calas ? Tout se passe comme si, pour l’auteur de Mimésis, il
n’existait pas de réflexion métaphysique ou de préoccupation spirituelle, en dehors de celles
qui sont dogmatisées dans les religions institutionnelles. Auerbach semblerait presque suivre
ici la recommandation énoncée par le Comte, dans le Dixième entretien des Soirées de SaintPétersbourg : « ne jamais oublier que toute proposition métaphysique qui ne sort pas comme
d’elle-même d’un dogme chrétien n’est et ne peut être qu’une coupable extravagance »
6
. Quoi
qu’il en soit, il est établi que l’accès d’Auerbach à la Patrologie par l’entremise du futur Jean
XXIII a fourni certaines bases essentielles à l’élaboration de Mimésis7
. De même, Auerbach
déplore le primat chez Voltaire de la raison comme « unique critère du jugement ». C’est
oublier que la portée de la faculté de juger, déjà limitée en elle-même aux yeux du philosophe,
est grandement entravée par ses propres productions. On lit par exemple dans Tout en Dieu.
Commentaire sur Malebranche : « notre portion d’intelligence invente des lois de société
bonnes ou mauvaises, elle se fait des préjugés utiles ou funestes : nous n’allons guère audelà »
8
.
On peut se demander si l’auteur n’utilise pas à l’égard de l’œuvre voltairienne la « technique
du projecteur » qu’il lui reproche. Il est facile d’isoler un trait satirique et de lui attribuer une
signification exclusive, au détriment de la leçon d’ensemble dans lequel il s’insère. Erich
Auerbach stigmatise la désinvolture avec laquelle Voltaire traiterait les pratiques religieuses
dans la sixième des Lettres philosophiques, avant de moquer l’inconsistance de sa conception
de la tolérance. Celle-ci dépasse pourtant largement la possibilité laissée à chacun de
s’adonner indifféremment à la boisson ou à la dévotion ! En témoigne la conclusion du
chapitre, omise par Auerbach, qui donne toute sa profondeur à l’expérience de la Bourse :
« s’il n’y avait en Angleterre qu’une seule religion, le despotisme serait à craindre ; s’il y en
avait deux, elles se couperaient la gorge ; mais il y en a trente et elles vivent en paix
heureuses »
9
. Il ne s’agit pas tant de ridiculiser les diverses formes de dévotion que d’étouffer
les germes d’intolérance et de fanatisme que leur pratique exclusive risquerait de faire éclore.
Dans « Tolérance et commerce. Auerbach lit Voltaire », un texte de son recueil Le fil et les
traces, l’historien Carlo Ginzburg revient sur le passage des Lettres philosophiques consacré à
la Bourse de Londres. Il souligne que l’auteur de Mimésis voit dans la page voltairienne
« l’anticipation d’une société de masse homogène du point de vue culturel, régulées par les
lois rationnelles du marché. Malgré leurs énormes différences, illuminisme [au sens italien de
Lumières] et nazisme lui apparaissent comme les étapes d’un processus historique très long
qui devrait réduire les particularités (religieuses et autres) à des singularités colorées et
insignifiantes avant de les effacer de manière définitive »

  1. Ginzburg note la proximité de
    cette thèse avec celle qui est défendue par Horkheimer et Adorno, dans leur Dialectique de
    la Raison, centrée sur « l’ambivalence des Lumières ». Évoquant enfin la réouverture de la
    Bourse de New York quelques jours après l’attentat contre le World Trade Center, Ginszburg
    relève « l’extraordinaire actualité de la page de Voltaire sur la Bourse de Londres »
  2. En
    l’occurrence, « la rationalité et la globalité du marché financier ont été opposées au fanatisme
    6
    Joseph de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, Dixième entretien, dans Considérations sur la France et
    autres textes, édition de Pierre Glaudes, Paris, Robert Laffont, « Bouquins », 2007-2021, p. 741.
    7
    Voir KONUK Kadel, « Erich Auerbach à Istanbul : l’exil comme distance critique », Revue germanique
    internationale, n° 19, 2014, p. 93-102 – https://journals.openedition.org/rgi/1471?lang=fr
    8
    Voltaire, OCV, 70B, p. 233.
    9
    Voltaire, OCV, 6B, p. 51.
    10 Carlo Ginzburg, « Tolérance et commerce. Auerbach lit Voltaire », dans Le fil et les traces, traduction française
    de Martin Rueff, Lagrasse, Editions Verdier/Histoire, 2010, p. 189.
    11 Ibid., p. 203.
    4
    sectaire des fondamentalismes religieux : un geste dans lequel Voltaire se serait reconnu
    immédiatement. La réaction d’Auerbach eût été différente »
    12
    .
    Cette « réaction » présumée est jugée plus sévèrement par Antoine Lilti, professeur au Collège
    de France. De décembre 2023 à mars 2024, il donne une série de cours sur le thème suivant :
    « L’universalisme des Lumières : débats et controverses ». L’intervention du 8 janvier,
    intitulée « L’universel à la Bourse », examine la fin de la sixième des Lettres philosophiques,
    en considérant sa signification et sa réception critique. Les considérations d’Erich Auerbach
    dans le chapitre VIII de Mimésis y sont analysées. Antoine Lilti constate chez l’auteur
    l’influence d’une tendance conservatrice du courant libéral, en rupture avec le libéralisme
    historique issu des Lumières. Sous l’influence du romantisme allemand et d’une certaine
    lecture de Johann Gottfried von Herder et de Giambattista Vico, cette tendance oppose la
    subjectivité à la raison, l’historicisme à la science, et les traditions nationales à un
    universalisme jugé abstrait. Sous l’effet du temps de la guerre froide (marquée notamment par
    l’œuvre d’Isaiah Berlin), ce procédé s’accentue sous la forme d’une pensée hostile aux
    perspectives d’émancipation13. Cette tradition dite libérale vient ajouter son lot de critiques
    spécifiques à celles qui émanent de la tendance contre-révolutionnaire (initiée notamment par
    Edmund Burke, Joseph de Maistre ou Louis de Bonald) et à celles d’inspiration socialiste et
    marxiste, telle qu’elle est représentée par La Dialectique de la raison de Max Horkheimer et
    Theodor Adorno.
    Bibliographie
    AUERBACH Erich, Mimésis. La représentation de la réalité dans la littérature occidentale,
    [1946], traduction française de Cornélius Heim, Paris, Gallimard, 1968 – réédité dans la
    collection « Tel » n° 14, 1977.
    AUERBACH Erich, Figura [1938-1944], traduction française de Marc-André Bernier, Paris,
    Belin, 1993.
    BERLIN Isaiah, Le Mage du Nord critique des Lumières. J.G. Hamann 1730-1788 [1993],
    traduction française de Mariette Martin, Paris, Presses universitaires de France, 1997.
    GINZBURG Carlo, « Tolérance et commerce. Auerbach lit Voltaire », dans Le Fil et les
    traces. Vrai faux fictif [2006], traduction française de Martin Rueff, Lagrasse, Editions
    Verdier/Histoire, 2010 (p. 169-204). Une première version est parue dans Erich Auerbach, la
    littérature en perspective, sous la direction de Paolo Tortonese, Paris, Presses Sorbonne
    nouvelle, 2009, p. 117-143.
    HORKHEIMER Max et ADORNO Theodor W., La dialectique de la Raison [1944-1947]
    traduction française d’Eliane Kaufholz, Paris, Gallimard, Bibliothèque des Idées, 1974 –
    réédité dans la collection « Tel » n° 82,1983.
    SAGER Alain, « Auerbach », dans « Enquête sur la réception de Candide » (XXIII), Cahiers
    Voltaire, n° 24, 2026.
    STERNHELL Zeev, Les anti-Lumières. Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide,
    Paris, Gallimard, Folio-Histoire, édition revue et augmentée, 2010.
    Sitographie
    LILTI Antoine, « L’Universel à la Bourse », cours du 8 janvier 2024 au Collège de France,
    https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/universalisme-des-lumieres-debats-etcontroverses/universel-la-bourse
    12 Ibid., p. 203-204.
    13 On peut à cet égard se reporter au livre de Zeev Sternhell, Les anti-Lumières. Une tradition du XVIIIe
    siècle à
    la guerre froide, et explicitement au chapitre VIII, Paris, Gallimard, Folio/Histoire, 2010, p. 668-758.
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